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Récit clef : des sacs plastiques bio ?

thom 25 Juin, 2007 11:32 Général Lien permanent Trackbacks (0)

Toujours à la recherche d'une activité la plus responsable et donc la plus cohérente possible, lorsque l'on ouvre un commerce, quels choix s'offrent à nous pour permettre à nos clients de transporter leurs achats ?

 

Pour une course en grande-surface, boulangerie, épicerie, charcuterie (je vais m'arrêter là ;-) ), on se déplace pour un besoin souvent identifié : 3 paquets de pâtes,1kg de tomates, etc...

On peut donc anticiper l'utilité d'un sac réutilisable ou cabas pour transporter ses achats. Depuis quelques années d'ailleurs, les grandes-surfaces nous incitent à réutiliser nos sacs (cf : note 1).

 

Pour un magasin de mode, on passe, on regarde, on flâne, pour éventuellement acheter si un article nous plaît. Il est donc moins probable que le client ait un sac sous la main... et le sac jetable est donc malheureusement une quasi-nécessité.

 

Quel est le cycle de vie d'un sac plastique ? Quels sont les différents procédés de fabrication ? Existe-t-il des alternatives ?

 

 

Pour synthétiser l'offre, 3 technologies sont aujourd'hui disponibles :

 

 

- Historiquement, le sac plastique est né en raffinant le pétrole il y a une trentaine d'années. En séparant chacun de ses composants, l'un d'entre-eux jusque-là déchet, était inutilisé : l'éthylène.

 

Des années de recherche et d'utilisation plus tard, dans les années 90, le sac en PolyEthylène (PE) représentait 11 milliards d'unités distribuées chaque année en France. Il est peu cher, résistant, pratique, mais issu d'une ressource non-renouvelable, et dont la fin de vie est problématique :

Au mieux (et s'est son principal intérêt) il devient un sac poubelle ; incinéré, il a un vrai rôle de combustible. 

Au pire, il est rejeté dans la nature et peut mettre des centaines d'années à se décomposer.

 

Depuis quelques années, ces sacs disparaissent au profit de sacs réutilisables. Les "cadavres" en pleine nature sont enfin limités.

Cependant, les incinérateurs étaient friands de ces sacs en PolyEthilène (qui ne contiennent aucun métaux lourds), et doivent à présent être sur-alimentés en carburant (gaz, fuel ou autres) pour brûler les autres déchets. Cette énergie pourrait par ailleurs être exploitée dans le cadre d'une co-génération (c'est à dire l'utilisation de la chaleur des déchets brûlés comme chauffage urbain par exemple), mais très peu d'incinérateurs en sont malheureusement pourvu en France.

 

Notons aussi que comme nous n'avons plus de sac pour nos poubelles, nous les achetons aujourd'hui en rouleaux...

 

 

- Sur la même base de PolyEthylène, une alternative est proposée avec l'utilisation d'additifs rendant ces sacs biodégrables, ou plus précisemment  "oxo-biodégradables". 

Concrètement, au bout de quelques mois au contact de l'air et de la chaleur, ces sacs s'oxydent et deviennent biodégradables. Il s'agit en fait des mêmes sacs que les précédents, mais dont la fin de vie a été en quelque sorte "programmée".

Ils ne coûtent que 25% plus cher que les sacs plastiques classiques, et disposent des mêmes caractéristiques mécaniques.

 

Ils ont cependant 2 défauts : la ressource utilisée pour les produire n'est toujours pas renouvelable, et ils ne sont pas encore compostables officiellement en France (cf : note 2).

 

Pour être complet sur leur cycle de vie, ils ont l'avantage d'être bien "avalés" par les incinérateurs, en attendant leur labelisation "compostable".

 

 

- Enfin, des sacs sont proposés à base d'amidon de pomme de terre (non-OGM), après quelques tentatives avec l'amidon de maïs. Ils sont normalisés EN 13432 (cf : note 2).

Ces amidons sont issus des pelures de pommes de terre que l'on mange. Il s'agit donc de déchets de pommes de terre "locales", principalement de Picardie et d'Allemagne.

Le film obtenu est assez élastique, ce qui complique les opérations de transformation et de réglage. La fabrication de ces sacs nécessite donc plus d'énergie et génère plus de rebut (réutilisé ensuite).

À cause du coût de la matière première et de sa transformation, le prix de ces sacs est 6 fois celui de ceux en PolyEthylène, pour des qualités mécaniques et esthétiques moindre.

 

Compostables en fin de vie et issus d'une ressource renouvelable, leur impact écologique semble donc relativement positif malgré une production compliquée.

Leur pertinence serait totale si tous les déchets organiques étaient compostés en France, et si tous les sacs compostables étaient utilisés pour les déchets organiques.

Ce n'est pas le cas et un lorsqu'un sac en amidon de pomme de terre est incinéré, il brûle difficilement (donc est coûteux en carburant) et encrasse l'incinérateur.

 

 

En conclusion, le choix le plus écologique est donc loin d'être évident. En se basant sur la fin de vie du sac, on peut tenter de départager les 2 alternatives en fonction du traitement des déchets au niveau local :

- si l'on est implanté dans une zone de tri des déchets organiques, ET que ces déchets sont réellement compostés, le sac en amidon de pomme de terre est le plus pertinent.

- si l'on est implanté dans une zone qui ne tri pas, ou dont les déchets organiques sont incinérés faute de possibilité de compostage, alors le choix devient cornélien entre le sac en amidon de pommes de terre ou celui en PolyEthylène oxo-biodégradable...

 

 

Les notes d'un professionnel du secteur du sac plastique :

 

1 : Concernant le choix de la grande distribution, il s'agit en fait avant tout d'un choix économique, leur permettant de surfer sur le développement durable. 

Ils n'achêtent plus de sacs "jetables" et n'en donnent donc plus en sortie de caisse (110 millions d'euros économisés pour les enseignes alimentaires en France selon le magazine "Linéaires" - mai 2007).

Ils développement ainsi :

- une ligne de sacs poubelles qu'ils vendent, car les sacs "jetables" étaient très utilisés en poubelle domestique,

- une ligne de sacs "ré-utilisables" qu'ils promettent d'échanger en fin de vie (très faible retour en pratique), que les clients rachètent régulièrement lorsqu'ils oublient les leurs, et dont le recyclage est très difficile (par les différents matériaux dont ils sont composés). Ces sacs représentent un chiffre d'affaire pour les enseignes alimentaires en France de 70 millions d'euros.

Toujours selon le magazine "Linéaires", à l'échelle d'un supermarché, une dépense de 45 000 euros par an s'est donc transformée en une recette de 28 000 euros !

Pour finir sur les progrès réalisés, un sac "ré-utilisable" est utilisé pour 30 "jetables" auparavant... mais pour être complet, Quid de l'évolution de la consommation des sacs poubelles en rouleaux depuis ?

 

2 : La norme EN 13432 est une norme conçue pour les biopolyméres à base d'amidon et pas du tout élaborée pour les PE oxo-biodégradables. Malgré cela les PE oxo-biodégradables répondent au 3 premiers paragraphes de cette norme. Le quatriéme lui, est établi en fonction de la courbe de dégration des Biopolyméres, avec un référant qui est la cellulose. Les PE oxo-biodégradables ne sont donc pas concernés et une norme spécifique européenne oxo-biodégradable est à l'étude. 

L'angleterre vient de se doter d'un guide de tests BSI 8742 rédigé pour évaluer la toxicité, la biodégradation, la compostabilité des PE oxo-biodégradables.

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Finances

thom 22 Juin, 2007 09:58 Général Lien permanent Trackbacks (0)

Comme beaucoup de projets d'entreprises, le démarrage nécessite des investissements, des dépenses. Pour les couvrir, les apports en capital et en compte courant sont ceux des associés, sur nos fonds propres donc.

S'ils ne sont pas suffisants (comme c'est notre cas), il convient de chercher des financements annexes. C'est ainsi que nous avons rencontré des banques, et déposer un dossier à l'IEDV (plateforme d'initiative locale de Romans).

 

Ces rendez-vous, ces présentations, ces échanges ont pour but d'obtenir de l'argent, mais sont aussi un moyen très intéressant d'affiner, de faire évoluer, de valider le projet.

En effet, et c'était mon cas, ces interlocuteurs connaissent mieux la gymnastique financière de l'entreprise (car c'est ma première création d'entreprise), et le contexte local (car je n'habite pas encore Romans).

J'ai donc gagné en connaissance par leur intermédiaire, et le projet a aussi gagné en précision.

 

Le premier des financements demandé fut le prêt bancaire pour les investissements de démarrage. J'ai bien évidemment présenté le projet à la Nef, qui l'a accepté.

 

En parallèle, le dossier de 151 pages décrit dans un article récent, suivi d'échanges avec le chargé de mission de l'IEDV, s'est concrétisé par un passage devant une commission hier. Une dizaine de banquiers, avocats, entrepreneur étaient à l'écoute de mon projet et ont accepté les prêts d'honneur demandés.

 

La vie de l'entreprise peut donc commencer et une fois l'apport en capital des associés déposé à la banque, rendez-vous au Centre de Formalités des Entreprises pour la constituer !

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Meubler

thom 08 Juin, 2007 00:09 Travaux Lien permanent Trackbacks (0)

Non pas le blog, mais la boutique !

Après quelques jours de perceuse, de visseuse, de scie sauteuse, voici enfin des photos du local meublé.

En plus des modules centraux ou étagères simplement à disposer, des panneaux muraux étaient à fixer aux murs. Nous craignions les murs en pierre, mais finalement, tout s'est bien percé ;-)

Une fois en place, l'ensemble est très pratique et modulaire puisqu'il suffit de visser des tiges métalliques pour empiler des tringles, des étagères au grés de ses besoins ! Voici le résultat :

 

Le côté "Homme/Accessoires/Caisse" :



 

Le côté "Femme" :



 

Prochaine étape : la déco dés demain (tout à l'heure en fait vu l'heure...), avec Myriam !

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